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    TRAPÉZISTE

     

    Le cirque paraît triste

    Le chapiteau fermé

    Pas de clown sur la piste

    Les bancs sont désertés

    Monsieur Loyal retire

    Son habit flamboyant

    Et on entend barrir

    Au loin un éléphant.

     

    Où s’en vont tes rêves

    Étoile d’un soir

    La nuit est trop brève

    Pour chercher l’espoir

    L’amour se fait la malle

    Ton magicien t’avoue

    Qu’il te trouve banale

    Et ta gorge se noue

     

    Chantant des airs tziganes

    Au lever du soleil

    Repart la caravane

    Promettant des merveilles

    De village en village

    Acclamée de bravos

    Sans manquer de courage

    Monte le chapiteau

     

    Tu caches tes rêves

    Sous ton justaucorps

    Tu fais une trêve

    En trompe la mort

    Perchée sur ton trapèze

    Souriant au public

    Tu oublies les fadaises

    D’ un amour chimérique 

     

    Les flonflons et paillettes

    L’éclat des projecteurs

    L’émotion des fillettes

    Les rires et la peur

    La patte d’éléphant

    Posée sur la danseuse

    Le lion rugissant

    Agressant la dompteuse

     

    Ta vie est ton rêve

    Sur la piste d’or

    Tu songes et t’enfièvres

    De tous ces trésors

    L’amant s’est fait la malle

    Vers une peau velours

    Peu t’importe ce mâle

    Le cirque est ton amour

     

    Le cirque est ton amour. 

     

    Paroles     Marie-Noëlle PICHARDIE alias MARINO L

    Musique   Eric ATON

    Arrangements LAURENTIDES

     

    Chanson déclarée à la SACEM


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  • COMÉDIEN OUBLIÉ


    Je sens comme un fardeau

    Le long de mes nuits blanches

    Et je fais le gros dos

     

    Ma vie est bien figée

    Dans l’attente intacte

    De la fin de l’entracte

     

    Je suis comédien oublié

    J’écoute passer les pantins

    Dans le quartier

     

    La comédie a des ratés

    J’ai même plus un strapontin

    Où me poser

     

    Sous les clameurs c’était l’orgie

    Je me sentais pousser des ailes

    Dans les soirées

     

    La comédie est bien finie

    Il s’est vidé le carrousel

    De mes idées

     

    Comédien oublié

    En attendant la fin

    Je regarde le matin

    Enrobé de ma haine

    À travers les persiennes

     

    Je suis comédien oublié

    Dans le théâtre de mon lit

    Je suis flétri 

     

    La comédie a des ratés

    Tout le long de mes insomnies

    De mon ennui

     

    En moi ce n’est pas du ciné

    Je vais partir sans Dulcinée

    Et sans ami

    La comédie est bien finie

    Tous mes rappels se sont fanés

    Je vais crever

     

    Comédien oublié

    En attendant la fin

    Je regarde le matin

    Enrobé de ma haine

    À travers les persiennes

     

    Mes planches sont brûlées

    Alors je fais la planche

    Avant de me noyer

     

    Ma vie passe à côté

    Et sans laisser de trace  

    Se termine en impasse

     

    Sous les clameurs c’était l’orgie

    Je me sentais pousser des ailes

    Dans les soirées

     

    La comédie est bien finie

    Il s’est vidé le carrousel

    De mes idées

     

    Comédien oublié

    En attendant la fin

    Je regarde le matin

    Enrobé de ma haine

    À travers les persiennes

     

    Comédien oublié

    En attendant la fin

    Je regarde le matin

    Enrobé de ma haine

    À travers les persiennes

     

    Comédien oublié

     

    musique  Claude ARGELES 

    paroles  Bernard PICHARDIE

    chanson déclarée à la SACEM


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    Le silence de la nuit

    Réveille mes peurs d’enfant

    Pas feutrés et vent maudit

    Sous la couette je t’attends

     

    Le tic tac de la pendule

    Égrène le temps qui passe

    Au dehors des branches hurlent

    Mes vieux fantômes me glacent

     

    Film d’horreur

    Cinéma

    N’aie pas peur

    Rendors toi

     

    Le silence est obsédant

    Il vous impose sa loi

    Si la parole est d’argent

    Je me parle à haute voix

     

    Je déclame et monologue

    Jeu de scène en vers ou prose

    En l’absence de dialogue

    Ce silence est virtuose

     

    Écran noir

    Brouhaha

    Je vais boire

    Un déca

     

     

    La télé en fond sonore

    J’entends ton éclat de rire

    Enfin se pointe l’aurore

    Tu es rentré je respire

     

    Écran blanc

    La fiesta

    J’me détends

    Dans tes bras

     

    Écran blanc

    La fiesta

    J’me détends

    Dans tes bras

     

    Paroles : Marie-Noëlle PICHARDIE

    Musique : Michel VERON  alias MINOREV

     

    Chanson déclarée à la SACEM

     


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    AILLEURS

    Je traîne dans les rues

    Sans trop savoir que faire

    Les poches et les mains nues

    Je quitte mon boulot

    Du travail j’en veux plus

    Tout ceci m’indiffère

    Le bureau connais plus

    Ce ne sont que lambeaux

    Dans ces pays lointains

    Où la vie est un rêve

    Suffit de prendre un train

    Et partir pour ailleurs 

    De mes nuits d’ aujourd’hui

    Je veux faire une trêve

    Car trop grand est l’ennui

    J’en ai marre des râleurs

    Je traîne dans les rues

    Sans trop savoir que faire

    Les poches et les mains nues

    Faut trouver le repos

    Dis-moi comment fais-tu

    Pour supporter la rage

    Pouvoir être têtu

    Au point de résister

    À l’envie de partir

    De quitter ces orages

    Qui ne font qu’envahir

    Et pourrir nos cités

    Je traîne dans les rues

    Avec mon vague à l’âme

    Je ne sais où se ruent

    Tous ces gens qui se pressent

    J’imagine la houle

    Que le bonheur réclame

    La chaleur de la foule

    Je ressens leur tristesse

    J’irai vers mon ailleurs

    Mes rêves de voyages

    Pour vaincre ma torpeur

    Et sortir de ma cage

    Je traîne dans les rues

    Je traîne dans les rues

    Je traîne dans les rues

     

    Musique Jean-Marie DJIBEDJIAN

    Paroles Marie-Noëlle PICHARDIE Alias MARINO L

    Chanson déclarée à la SACEM

     


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  • JE T'AIMERAI

      

     

     

     

    Contre la course du temps

    Avec rides et cheveux blancs

    Le dos courbé la main tremblante

    Et la beauté indifférente

    Je t’aimerai

     

    Avec tes amours passées

    Tes rivages abandonnés

    Ta folie devenue sagesse

    Et tes rêves tenus en laisse

    Je t’aimerai

     

    Je t’aimerai jusqu’à ma mort

    Je t’aimerai bien plus encore

    Mon dernier jour tu seras là

    Mon cœur ne bat plus que pour toi

    Mon cœur ne bat plus que pour toi

     

    Contre la course du temps

    Malgré mes égarements

    Ma vie de femme solitaire

    Et mes envies de jours meilleurs

    Je t’aimerai

     

    Les embruns les alisés

    Les écueils à surmonter

    Nos corps à corps seront si doux

    Toutes les nuits joue contre joue

    Je t’aimerai

     

    Je t’aimerai jusqu’à ma mort

    Je t’aimerai bien plus encore

    Mon dernier jour tu seras là

    Mon cœur ne bat plus que pour toi

    Mon cœur ne bat plus que pour toi 

     

    Quand je quitterai le port

    Le sablier au point mort

    J’emporterai ce tendre automne

    Sans regret et pas de couronne

    Je t’aimerai

     

    Contre la course du temps

    Avec rides et cheveux blancs

    Le dos courbé la main tremblante

    Et la beauté indifférente

    Je t’aimerai 

     

    Je t’aimerai jusqu’à ma mort

    Je t’aimerai bien plus encore

    Mon dernier jour tu seras là

    Mon cœur ne bat plus que pour toi

    Mon cœur ne bat plus que pour toi 

     

     

     

     Paroles    Marie-Noëlle PICHARDIE alias MARINO L

     

    Musique   Alain VIGREUX

     

    Chanson déclarée à la SACEM

     

     

     

     


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    NENUPHARS OU PARAPLUIES

    Gémit le vent, frémit la pluie,

    Mais que font donc ces parapluies

    Ces petits coins de paradis

    Qui mènent leur danse folle ?

    Ils se croisent et s’entrechoquent

    Sur les trottoirs nappés de flaques

    Pourtant personne ne se moque

    Si en chemin ils batifolent

     

    Ils sortent de leurs placards

    S’aèrent par mauvais temps

    Colorés ou transparents

    Ils ont chassé leur cafard

     

    Qu’ils soient grands, moyens ou mini,

    Ils ressemblent à des toupies

    Tout dépend de la fantaisie

    De ceux qu’ils doivent protéger

    Des bourrasques et trombes d’eau

    Du déluge sous le halo

    De cette voute en chapiteau

    Que m’sieur Eol’ fait vaciller

     

    Ils sortent de leurs placards

    S’aèrent par mauvais temps

    Le ciel gris comme un étang

    Seraient-ce des nénuphars ?

     

    Ils sortent de leurs placards

    S’aèrent par mauvais temps

    Colorés ou transparents

    Ils ont chassé leur cafard

     

    Si quelques baleines s’échappent

    Vit’ les proprios les rattrapent

    Et les raccrochent à leur cape

    Pour éviter qu’ils ne se plissent.

    Le vent s’engouffre, les percute,

    Et soudain tels des parachutes

    Ils s’envolent et ils chahutent

    Ne remplissant plus leur office.

     

    Ils sortent de leurs placards

    S’aèrent par mauvais temps

    Le ciel gris comme un étang

    Seraient-ce des nénuphars ?

     

     

    Mais non, ce sont des parapluies (parlé)

     

    Paroles Marie-Noëlle PICHARDIE alias MARINO L

    Musique  Michel VERON  alias MINOREV

    Chanson déclarée à la SACEM

     

     


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